

L’EARL de bellefontaine est une exploitation céréalière exploitant 235 ha a Rouvrois-sur-Othain.L’exploitation est actuellement en transition vers une gestion plus durable de ses sols et de leurs fertilités : l’agriculture de conservation des sols.C’est pour cela que l’agriculteur est rentré dans un projet label bas carbone, afin de valoriser ses changements de pratique en les finançant.Les leviers mis en place sur l’exploitation sont :Mise en place de couverts d’intercultures sur une surface de 72 ha afin de produire une biomasse restituée au sol ainsi que de structurer le sol pour y implanter la culture suivante sans travail du solAssociation du colza avec légumineuse gélive, cela permettra de fournir au sol une biomasse durant l’hiver
Crédit photo : Coopérative EMC4



Madame J. possède une exploitation céréalière dans la petite région naturelle du Rupt de Mad jouxtant le lac de la Madine. Son exploitation comporte une SAU de 120 hectares de terres arables. Le but du projet de Madame J. est d’améliorer la fertilité et d’augmenter la matière organique de ses sols grâce à plusieurs leviers : -Tout d’abord la réduction de moitié de la quantité de compost qu’elle épandait auparavant sur son exploitation afin de diminuer les émissions dues au processus de compostage.-La réduction de la fertilisation azotée, afin de diminuer les émissions de protoxyde d’azote, permise par : les intercultures qui en apportent en se dégradant, grâce à la modulation intra parcellaire qui permet de mettre la bonne dose au bon endroit et ainsi d’en utiliser moins, en changeant de forme notamment en passant de la solution à l’ammonitrate sur une partie de son exploitation pour diminuer la volatilisation de la solution.-L’introduction de plantes compagnes dans le colza pour perturber les ravageurs et ainsi diminuer les IFT mais aussi la fertilisation grâce à l’azote qui est captée par la plante compagne.-Enfin par l’augmentation des surfaces semées, l’amélioration des techniques de semis et le changement pour des espèces plus adaptées dans les couverts d’intercultures afin de produire davantage de biomasse et ainsi de capter le maximum de carbone pour le stocker durablement dans le sol.L’objectif de l’exploitante à travers la démarche carbone est de réduire ses émissions de gaz à effet de serre tout en stockant du carbone et en augmentant sa matière organique pour améliorer la résilience de son exploitation.
Crédit photo : Raphaël Lecocq


Le projet collectif est suivi par la coopérative CAVAC, basée à La Roche-sur-Yon. Fort de cet accompagnement ces exploitations ont décidé d’améliorer le bilan carbone de leurs exploitations en travaillant sur des leviers liant intérêts agronomiques et environnementaux. Ces leviers mettent en réflexion les pratiques de fertilisation azotée (choix des produits, doses) et l’assolement (choix des couverts et des cultures). L’impact en termes de bilan carbone est positif tant au niveau de la diminution des émissions de gaz à effet de serres, qu’au niveau de l’augmentation du stockage de carbone dans le sol. Le choix des leviers pour chacune des exploitations a été fait en tenant compte des spécificités de chacune d’entre elles afin d’assurer le bon équilibre entre rendements culturals et réductions des GES. Le choix de ces leviers impactent positivement de nombreux cobénéfices aussi bien au niveau du potentiel nourricier, de la qualité de l’eau, de l’air, du maintien de la biodiversité, diminution de la déforestation importée...
Crédit photo : Coopérative CAVAC


