








M. LE s’est engagé dans un projet agronomique pour la transition agroécologique de son exploitation. Il souhaite être accompagné par la coopérative pour ce projet et diminuer l’effort financier nécessaire grâce au financement complémentaire permis par les Crédits Carbone.Ses objectifs sont d’améliorer la vie biologique de ses sols, leur structure, et leur capacité à nourrir les cultures, qu’il considère dégradés suite à l’exportation répétées des pailles durant de nombreuses années.Pour mener à bien ce projet, M. L fait partie d’un groupe de progrès intitulé AgilEMC2 avec d’autres agriculteurs adhérents et s’est également engagé dans un programme de formation de 18 mois, intitulé Agrocursus, accompagné par sa coopérative EMC2. La surface du projet concerne l’ensemble de son exploitation Les principaux leviers envisagés visent à augmenter le stockage de carbone stable dans le sol grâce à l’amélioration de la biomasse des couverts d’intercultures, notammentPar l’optimisation de la composition des mélanges de variétés et d’espèces de couverts d’intercultures adaptées à ses sols et ses rotations,A l’adaptation des conduites culturales des couverts,À l’acquisition d’un semoir à dent pour semer en direct les couverts.Il a également acheté un semoir à engrais avec pesée embarquée permettant de moduler les apports au plus juste des besoins
Crédit photo : Coopérative EMC3

Madame J. possède une exploitation céréalière dans la petite région naturelle du Rupt de Mad jouxtant le lac de la Madine. Son exploitation comporte une SAU de 120 hectares de terres arables. Le but du projet de Madame J. est d’améliorer la fertilité et d’augmenter la matière organique de ses sols grâce à plusieurs leviers : -Tout d’abord la réduction de moitié de la quantité de compost qu’elle épandait auparavant sur son exploitation afin de diminuer les émissions dues au processus de compostage.-La réduction de la fertilisation azotée, afin de diminuer les émissions de protoxyde d’azote, permise par : les intercultures qui en apportent en se dégradant, grâce à la modulation intra parcellaire qui permet de mettre la bonne dose au bon endroit et ainsi d’en utiliser moins, en changeant de forme notamment en passant de la solution à l’ammonitrate sur une partie de son exploitation pour diminuer la volatilisation de la solution.-L’introduction de plantes compagnes dans le colza pour perturber les ravageurs et ainsi diminuer les IFT mais aussi la fertilisation grâce à l’azote qui est captée par la plante compagne.-Enfin par l’augmentation des surfaces semées, l’amélioration des techniques de semis et le changement pour des espèces plus adaptées dans les couverts d’intercultures afin de produire davantage de biomasse et ainsi de capter le maximum de carbone pour le stocker durablement dans le sol.L’objectif de l’exploitante à travers la démarche carbone est de réduire ses émissions de gaz à effet de serre tout en stockant du carbone et en augmentant sa matière organique pour améliorer la résilience de son exploitation.
Crédit photo : Raphaël Lecocq