


Cette exploitation grandes cultures est installée sur 234.46 hectares à Luneray (76). La 1ère année de projet est 2022.Le projet permettra potentiellement de diminuer de 16 % le bilan carbone de l'exploitation agricole, soit un gain carbone de 194.03 t éqCO2/an et 970.15 t éqCO2 sur les 5 années du projet. Les cultures de l'exploitation : Betterave sucrière, Blé hiver, Carotte industrielle petite, Colza Associe Legumineuse, Colza hiver, Lentille, Lin fibre, Mélange Gram&Lég, Pomme de terre conso




David est un jeune agriculteur néorural installé sur cette exploitation depuis 2022 grâce à la foncière solidaire Fermes en Vie (FEVE). Il est passé en agriculture biologique au moment de la reprise de la ferme dans un objectif de s'affranchir des intrants de synthèse sur ses cultures. Rejoint par sa compagne Lorraine en 2023, ils ont mis en place un projet Label Bas Carbone sur leur exploitation en s'appuyant sur différents leviers :• Développement des couverts végétaux avec des légumineuses : leur but est de favoriser la fertilité du sol via les couverts végétaux d'interculture et la luzerne. Ces cultures, en se décomposant, favorisent le stockage de carbone dans le sol sous forme de matières organiques plus ou moins stables et plus ou moins décomposées. De plus, cette matière organique améliore l'infiltration de l'eau, en particulier dans cette région où les averses peuvent être très fortes, et limite de fait l'érosion des sols. • Réduction du travail du sol : La réduction du ruissellement est également améliorée grâce à l'arrêt du labour et la limitation du travail du sol à quelques centimètres en surface. Combiner une agriculture biologique avec l'arrêt du labour est un cas très rare en agriculture : c'est ce qu'on appelle une agriculture bio-régénératrice ! Cela permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à l'exploitation et d'augmenter le stockage de carbone dans les sols.Parallèlement à la mise en place de leur projet bas-carbone, David et Lorraine ont créé avec Valérie les Semeurs de Pain, une boulangerie dans laquelle ils vendent leur pain. Celui-ci est fabriqué exclusivement à partir d’une fermentation longue au levain naturel et est issu de leurs propres céréales bio ! La transformation sur la ferme est un élément clé de la valorisation du travail des agriculteurs. Voici leur site internet.
Crédit photo : ReSoil


La SCEA située à Rimaucourt en Haute-Marne (52) travaille dans le secteur des grandes cultures. Déjà à la tête d’une première exploitation engagée en Agriculture de Conservation des Sols (ACS), Fabrice et Thibaut souhaitent faire la démonstration qu’il est possible de gérer une transition vers l’ACS même sur de très grandes surfaces cultivées. C’est donc naturellement qu’à la suite de la reprise de la SCEA DU PAVILLON, cette dernière ait été conduite au rythme de l’ACS. Soucieux de produire de manière plus responsable, conscients des impacts de l’agriculture sur l’environnement et de la nécessité de transmettre un « capital-sol » fort aux générations futures, Fabrice et Thibaut ont engagé les 405 hectares de grandes cultures dans une démarche de régénération. L’objectif de cette démarche est double. D’un côté, réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à l’activité de l’exploitation en réduisant notamment les quantités d’engrais minéraux apportées au profit de formes organiques et en se tournant vers des formulations moins émettrices de GES au champ et à la fabrication, comme l’ammonitrate, dans une région où l’inertie historique de l’utilisation de la solution azotée est forte. Arrêter le travail du sol au profit du semis direct leur permettra également de réduire leur consommation de carburants fossiles. D’un autre côté, stocker du carbone dans les sols en apportant davantage d’amendements organiques et en implantant non pas des couverts réglementaires, mais en cultivant de réels couverts dits « agronomiques » au profit de la culture suivante et du stockage de carbone dans le sol. La restitution des pailles de céréales, autrefois exportées, permettra également stocker du carbone et de protéger davantage des sols durant la période d’interculture (juillet-août-septembre). Ces leviers permettront, années après années, de recharger la matière organique du sol, pièce maîtresse des systèmes agricoles en matière d’adaptation au changement climatique (sécheresses répétées, etc.) et d’atténuation de ce dernier, mais aussi de préserver la biodiversité fonctionnelle. Accompagné par un technicien spécialisé des systèmes ACS, le projet de Thibaut et Fabrice pour la SCEA DU PAVILLON va au-delà du carbone et veille à ce que son système soit, demain, source de multiples bénéfices environnementaux.
Crédit photo : Arvalis

Du carbone au cœur des sols » est un projet collectif de 150 agriculteurs qui pratiquent l’agriculture de conservation des sols : des sols non travaillés et couverts toute l’année par des cultures et des intercultures composées de multiples espèces pour assurer un nouvel équilibre écologique. Sur cette exploitation de Grandes cultures qui cultiveBlé, Colza associé Légumineuse, Féverole, Sorgho, Orge printemps, Escourgeon, Sarrasin, Luzerne, avec présence de haies. Nourrir et respecter le sol, c’est le faire vivre. Un sol fertile, structuré, résilient qui ne s’érode pas, stocke mieux l’eau et restaure la biodiversité
Crédit photo : APAD