

Cette exploitation grandes cultures est installée sur 92.83 hectares à Endoufielle (32). La 1ère année de projet est 2024.Le projet permettra potentiellement de diminuer de 22 % le bilan carbone de l'exploitation agricole, soit un gain carbone de 61.85 t éqCO2/an et 309.25 t éqCO2 sur les 5 années du projet. Les cultures de l'exploitation : Blé dur, Féverole, Luzerne, Orge hiver, Ray grass d'Italie, Tournesol







Valentin est un jeune polyculteur de 30 ans qui cultive dans la Marne de la betterave et luzerne, de l’orge de printemps, du blé et colza. Il intègre des leviers de l’agriculture régénératrice en stockant du carbone dans ses sols, notamment en développant des couverts végétaux. Il réduit également ses émissions de gaz à effet de serre, notamment en insérant des légumineuses dans sa rotation et en changeant de forme d'engrais minéral.• Développement des couverts végétaux : Valentin maximise désormais la couverture de ses sols en multipliant par deux les surfaces couvertes en interculture. Entre la moisson d’une culture une année et le semis d’une culture de printemps l'année suivante, les parcelles peuvent rester nues. Ainsi, il est possible d’implanter une culture non récoltée en hiver qui sera ensuite restituée au sol afin de stocker du carbone et de la matière organique dans le sol. De plus, l’agriculteur maximise la biomasse produite par son couvert en intégrant de multiples espèces. En outre, le couvert est mellifère, c'est à dire qu'il attire les pollinisateurs et favorise ainsi la biodiversité sur la ferme. Cela soutient la production de miel de ses abeilles.•Introduction de légumineuses : Le Marnais intègre également de la luzerne, une légumineuse fourragère. Les légumineuses sont capables de fixer l’azote atmosphérique et de le restituer à la plante grâce une relation symbiotique entre la bactérie Rhizobium du sol et les racines de la luzerne. Ainsi, Valentin réduit son utilisation d’engrais azotés de synthèse et limite ses émissions de gaz à effet de serre.•Changement de forme d’engrais : L'agriculteur change de forme d’engrais minéral, pour n’utiliser plus que de l’ammonitrate. Cet engrais solide est constitué à 50% d’azote sous forme ammoniacale et à 50% sous forme nitrique. Cette dernière est directement assimilable pour la plante et donc non sujette aux pertes sous forme d’ammoniac par volatilisation dans l’atmosphère en comparaison à d'autres engrais minéraux (comme l'urée ou la solution azotée). Ainsi ce choix d’engrais permet d’aggrader la qualité de l’air de l’environnement de la ferme.•Evolution de l’assolement : Valentin a également fait le choix de diminuer sa surface des cultures gourmandes en intrants (comme le blé ou le colza) et d'augmenter la surface en orge, afin de limiter sa dépendance aux industries et réduire ses émissions.
