




David est un jeune agriculteur néorural installé sur cette exploitation depuis 2022 grâce à la foncière solidaire Fermes en Vie (FEVE). Il est passé en agriculture biologique au moment de la reprise de la ferme dans un objectif de s'affranchir des intrants de synthèse sur ses cultures. Rejoint par sa compagne Lorraine en 2023, ils ont mis en place un projet Label Bas Carbone sur leur exploitation en s'appuyant sur différents leviers :• Développement des couverts végétaux avec des légumineuses : leur but est de favoriser la fertilité du sol via les couverts végétaux d'interculture et la luzerne. Ces cultures, en se décomposant, favorisent le stockage de carbone dans le sol sous forme de matières organiques plus ou moins stables et plus ou moins décomposées. De plus, cette matière organique améliore l'infiltration de l'eau, en particulier dans cette région où les averses peuvent être très fortes, et limite de fait l'érosion des sols. • Réduction du travail du sol : La réduction du ruissellement est également améliorée grâce à l'arrêt du labour et la limitation du travail du sol à quelques centimètres en surface. Combiner une agriculture biologique avec l'arrêt du labour est un cas très rare en agriculture : c'est ce qu'on appelle une agriculture bio-régénératrice ! Cela permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à l'exploitation et d'augmenter le stockage de carbone dans les sols.Parallèlement à la mise en place de leur projet bas-carbone, David et Lorraine ont créé avec Valérie les Semeurs de Pain, une boulangerie dans laquelle ils vendent leur pain. Celui-ci est fabriqué exclusivement à partir d’une fermentation longue au levain naturel et est issu de leurs propres céréales bio ! La transformation sur la ferme est un élément clé de la valorisation du travail des agriculteurs. Voici leur site internet.
Crédit photo : ReSoil




M. D exploite une ferme céréalière d’une surface de 181 hectares dans la plaine de la Woëvre caractérisée par des sols argileux. Le but de son projet est de rendre ses sols vivants, d’augmenter leur fertilité et de limiter le réchauffement climatique à son niveau. Les différents leviers mis en place par l’agriculteur pour y parvenir sont les suivants : -L’introduction de couvert court et long produisant une forte biomasse et permettant par la restitution au sol de celui-ci, le captage et stockage de carbone ainsi que l’apport au sol de matière organique. -La diminution de moitié de la quantité de compost épandu sur l’exploitation afin de diminuer les émissions liées à celui-ci. -La restitution au sol des pailles des cultures de l’exploitation afin d’apporter de la matière organique et ainsi nourrir et augmenter la réserve utile du sol pour être plus résilient pendant les périodes de sécheresse -Enfin, la modification de sa rotation avec l’introduction de tournesol qui est une plante plus résistante en période de sécheresse et qui permet de restituer ses résidus de culture au sol, enfin cette plante ne possède pas de forts besoins en azote, la dose qui lui est apportée est donc revu à la baisse et permet de diminuer les émissions liées à la fertilisation L’exploitant est sensible à l’impact de ses pratiques sur l’environnement et souhaite par son engagement dans la démarche carbone stimuler l’activité biologique de ses sols en leur apportant des matières organiques à dégrader.
Crédit photo : Raphaël Lecocq
