
Carbomauges : ce projet collectif concerne un groupe de 6 exploitations d'élevage dans les Mauges (sud ouest du Maine-et-Loire). Les agriculteurs s'engagent à mettre en oeuvre une gestion durable des haies et à planter des haies supplémentaires. La demande de labellisation de ce projet sera réalisée en mars 2026. NB : ce projet collectif peut être scindé en plusieurs lots. Contactez-nous pour plus de précisions.
Crédit photo : Solenat

Ce projet concerne un élevage laitier de Vendée. Les éleveurs s'engagent à mettre en oeuvre une gestion durable des haies et à planter des haies supplémentaires. La demande de labellisation de ce projet sera réalisée en mars 2026. Contactez-nous pour plus de précisions.
Crédit photo : Solenat

Alexis est agriculteur dans la Marne sur des sols typiques de cette plaine céréalière appelée « Champagne crayeuse ». Il cultive historiquement une grande diversité d’espèces, une dizaine environ tous les ans. Cela comprend le blé, l’orge, le colza, la betterave sucrière, la pomme de terre, la luzerne, le maïs, le pois et la fétuque. Cette dernière est une espèce fourragère dont seules les graines sont récoltées et destinées à être ressemées pour l’implantation de prairies. Alexis chercher à poursuivre l’amélioration de ses pratiques par :Une hausse des surfaces en couverts végétaux. Les cultures de printemps permettent d’implanter confortablement les couverts d’interculture car ils permettent un long cycle de développement favorable à la production de biomasse végétale. Elle sera restituée au sol pour en améliorer sa fertilité et augmenter le stockage de carbone.Un meilleur pilotage de la fertilisation azotée de synthèse sur colza permettant de réduire les émissions liées à ces engraisUn enfouissement des engrais organiques, en particulier de la vinasse, permettant de limiter les pertes d’azote par volatilisation, c’est-à-dire sous forme d’ammoniac.L'ensemble de ces pratiques permettra non seulement d'améliorer le bilan carbone de l'exploitation par la baisse des émissions et la hausse du stockage mais aura aussi d'autres bénéfices pour l'environnement. Ce projet devrait permettre une réduction de la lixiviation des nitrates ainsi que celle de la volatilisation ammoniacale.

La SCEA Hussenet, conduite par Alain, est une exploitation de grandes cultures en Champagne, située à Baudement (51260, Marne). L’exploitation fonctionne en système conventionnel, avec une rotation diversifiée intégrant blé tendre, betterave, colza, orge, luzerne et désormais du maïs, culture introduite récemment.Le système est déjà structuré autour de pratiques bas-carbone existantes, comme l’absence de labour, la restitution systématique des résidus, et l’utilisation régulière de couverts végétaux diversifiés.Leviers bas-carbone déjà mis en place :🚜 Zéro labour généraliséL’ensemble des cultures est conduit sans labour, réduisant les émissions liées au travail du sol et préservant la structure biologique des horizons superficiels.🌱 Couverts végétaux systématiques et diversifiésImplantation de couverts sur toutes les cultures de printempsMélange riche : moutarde brune/blanche/Abyssinie, radis fourrager/chinois, fenugrec ce qui entraine une biomasse importante pour la matière organique du sol.♻️ Fertilisation organique stabilisée300 tonnes de compost épandus chaque année sur colza, orge de printemps et betterave, contribuant à l’amélioration du stock de matière organique.Leviers développés :🌱 Couverts végétaux Il augmente légèrement la surface couverte (de quelques hectares) en interculture par des couverts végétaux 🌍 Autres éléments de contexteLa SCEA Hussenet incarne une ferme déjà engagée dans la transition agroécologique, avec des pratiques régénératives cohérentes (non-labour, couverts, compost).
Crédit photo : ReSoil

Léa a une exploitation de 260 ha située à Connantre, dans la Marne (51230). Elle est conduite en grandes cultures, avec des productions de blé, orge, colza, betterave, pomme de terre et luzerne. L’agricultrice enfouit 100 % des résidus de culture et applique déjà des apports de vinasse sur betterave et pomme de terre. Ces dernières années, elle a également renforcé l’implantation de cultures de printemps, notamment d’orge brassicole. Une réflexion est en cours sur la forme des engrais minéraux utilisés (passage du liquide au solide).Leviers développés pendant le projet bas-carbone :🌱 Renforcement des couverts végétaux : implantation systématique avant les cultures de printemps, avec évolution vers des mélanges de trois espèces pour améliorer la biomasse restituée au sol.
Crédit photo : ReSoil

La SCEA Caillibordet est une exploitation de 121 hectares située à Euvy, dans la Marne. Elle est conduite en grandes cultures, avec des productions de blé tendre, orge d’hiver, colza, betterave sucrière, luzerne et seigle. Sophie travaille avec son mari Laurent dans une logique de durabilité déjà engagée. Tous les résidus de culture sont restitués au sol, et l’exploitation a déjà substitué une partie des engrais minéraux par du digestat liquide, notamment sur colza et seigle.Leviers développés pendant le projet bas-carbone :🧪 Augmenter les engrais organique : augmentation des volumes de digestat liquide épandus, en substitution d’engrais minéraux.🌱 Améliorer la biomasse des couverts végétaux : Passage d’une moutarde simple à un mélange multi-espèces intégrant moutarde, phacélie et vesce sur près d'1/4 de la surface de la ferme.

Olivier est agriculteur au Sud de la champagne crayeuse dans la Marne. Sur ses 260 hectares, l’agriculteur cultive une large gamme de productions typiques de cette région céréalière, notamment le blé, l’orge, la betterave sucrière, la pomme de terre, le chanvre ou encore le maïs. Conscient des enjeux environnementaux et agronomiques, il cherche à faire évoluer ses pratiques pour améliorer la fertilité de ses sols tout en réduisant son empreinte carbone. Il s’engage dans un projet labellisé bas-carbone reposant sur l’augmentation de la biomasse des couverts d’interculture :Une augmentation des surfaces en couverts végétaux, notamment avant les cultures de printemps (pomme de terre, chanvre, maïs). Ces couverts, désormais mis en place sur 72 ha (contre 44 ha historiquement), permettent une couverture longue et un bon développement de la biomasse. Cette biomasse est restituée au sol, ce qui améliore sa fertilité et accroît le stockage de carbone organique.L’implantation d’un couvert végétal avant orge de printemps semé d’hiver sur 27ha permettra également d’améliorer cette production de biomasse restitué à la terre.Grâce à ces changements de pratiques, le projet permet une réduction significative des émissions nettes de gaz à effet de serre de l’exploitation. Le projet génère également des co-bénéfices environnementaux dont une plus grande couverture des sols favorable aux pollinisateurs.
Crédit photo : ReSoil

Virginie et François-Xavier gèrent l’EARL Carlu-Lacuisse, une exploitation de grandes cultures située à Normée (51230 Fère-Champenoise), en Champagne crayeuse. L’exploitation, conduite en agriculture conventionnelle, cultive un large panel de cultures, avec une orientation récente vers davantage de diversification et de valorisation organique.Dans le cadre du projet bas-carbone, ils souhaitent structurer ses pratiques autour de l’apport de matière organique, la gestion des couverts, et la réduction du travail du sol, pour construire un système plus durable et équilibré.Leviers bas-carbone mis en place🌱 Couverts végétaux enrichis en légumineusesImplantation d’un mélange à base de légumineuses avant betterave et pomme de terre, avec une biomasse estimée à 3 tMS/ha.Ce qui enrichit le sol en matière organique.Introduction d’une pratique innovante : fétuque semée dans la culture de pois, récoltée l’année suivante qui permet de couvrir le sol un maximum.♻️ Réorganisation des apports organiquesPassage de compost de volaille/chèvre à un compost de porc en mélange, enfoui pour limiter la volatilisation.Modification du calendrier : compost désormais épandu avant couvert (au lieu d’après), renforçant la valorisation du carbone.🚜 Réduction du travail du solArrêt du labour sur la betterave permettant de limiter les perturbations du sol profond.🌾 Évolution de l’assolementIntroduction de la pomme de terre (10 ha) qui permet l'insertion d'une plus grande surface en couverts végétaux.🌍 L’EARL Carlu-Lacuisse s’inscrit dans une démarche de transition mesurée mais engagée, avec un accent mis sur la structuration de la matière organique, l’optimisation des apports et une diversification des cultures.
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Fabienne et son fils Tristan exploitent l’EARL Fabienne Godot, une ferme de grandes cultures en système conventionnel, située à Gourgançon (51230), dans la Marne. Le système est diversifié et stable, avec un assolement autour de la betterave, du blé, du colza, de la luzerne, de l’orge de printemps et de la pomme de terre.Fabienne et Tristan souhaitent aujourd’hui approfondir ses pratiques à travers un projet bas-carbone cohérent, en jouant sur l’azote, les couverts et les apports organiques.Leviers bas-carbone mis en place :🌱 Couverts végétaux améliorésPassage d’un mélange classique à un mélange enrichi (tournesol, vesce, radis fourrager)Baisse progressive de la fertilisation azotée de 25 uN à partir de R26🧪 Optimisation des apports minérauxIntroduction d’un 3ᵉ apport d'azote d'ammonitrate pour réduire la volatilisation des apports et donc réduire les émissions de gaz à effet de serre.♻️ Réorganisation des apports organiquesÀ partir de R26 : arrêt du compost sur colza, remplacé par 2,5 t/ha de vinasse, pour rationaliser les sources organiques.🌾 Évolution de l’assolementSuppression de l’œillet (3 ha), réintégration des surfaces en colza d’hiver et orge de printemps qui ont des rendements plus grands et donc stocke plus de carbone dans les sols.🌍 Avec tous les résidus restitués, des couverts systématiques, une réduction progressive des apports azotés grâce à une meilleure gestion des couverts et une fertilisation organique diversifiée, l’EARL Fabienne Godot s’inscrit dans une trajectoire bas-carbone ambitieuse mais réaliste.
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Ce projet est porté par Brice et Pierre, Père et Fils, sur une exploitation de 210 hectares située dans la région naturelle de la Brie champenoise. La famille y développe une stratégie ambitieuse de transition climatique en combinant des pratiques innovantes sur la fertilisation et le couvert végétal. Les leviers mis en œuvre dans le cadre du projet sont :Le remplacement des couverts végétaux en mono-espèce par des mélanges diversifiés (vesce, trèfle, seigle, phacélie, roquette), implantés sur 98 hectares d’intercultures longues et courtes, contre 69 hectares précédemment ;La mise en place de colza associé, avec des légumineuses comme le trèfle blanc, le fénugrec et la lentille, pour stimuler le couvert du sol et limiter les intrants ;Le passage à des engrais organiques plus favorables au climat, via l’augmentation des apports de fraction solide de lisier de porc (708 tonnes par an), en substitution de composts plus émetteurs de gaz à effets de serre.Au-delà de ce résultat climatique remarquable, plusieurs co-bénéfices environnementaux sont observés. Le projet permet une hausse significative des surfaces couvertes en interculture, ce qui améliore la protection des sols. Il réduit l’érosion et diminue la consommation de phosphore de synthèse, contribuant à une fertilisation plus économe et durable. Enfin, il favorise l’augmentation du carbone humifié dans les sols, ce qui est un indicateur-clé de la santé et de la résilience agronomique des terres.
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