
David est un jeune agriculteur néorural qui s'est installé en agriculture biologique depuis 2021 grâce à la foncière solidaire Fermes en Vie (FEVE). Rejoint par sa compagne Lorraine en 2023, ils ont mis en place un projet Label Bas Carbone sur leur exploitation en s'appuyant sur différents leviers :• Convaincus des avantages de l'agriculture biologique et du non-labour, ils ont mis en place une rotation résiliente avec pour tête de rotation une luzerne permettant d'étouffer les mauvaises herbes et d'augmenter la quantité d'humus pour fertiliser le sol. Cet humus constitue la forme du carbone stockée dans le sol. • Introduction de légumineuses : à la suite de la luzerne, différentes céréales à pailles (blé, épeautre, orge ou triticale) sont cultivées pour bénéficier de la fertilité apportée par cette légumineuse fourragère. Pour les prochaines campagnes, David cherche à implanter désormais toutes ses céréales en association avec des légumineuses (féverole ou pois) pour favoriser sa production alimentaire globale. En effet, la théorie agronomique met en avant qu'une culture en association produira toujours plus qu'une culture seule, à la faveur de systèmes racinaires et d'exigences nutritionnelles différents.• Développement des couverts végétaux : en complément de ces techniques, David souhaite développer des couverts végétaux à forte biomasse pour contribuer à la fertilité de ses sols.Parallèlement à la mise en place de leur projet bas-carbone, David et Lorraine ont créé avec Valérie les Semeurs de Pain, une boulangerie dans laquelle ils vendent leur pain. Celui-ci est fabriqué exclusivement à partir d’une fermentation longue au levain naturel et est issu de leurs propres céréales bio ! La transformation sur la ferme est un élément clé de la valorisation du travail des agriculteurs. Voici leur site internet.
Crédit photo : ReSoil

Agriculteur dans le Haut Rhin en Alsace, Gauthier intègre la ferme de son père en polyculture-élevage depuis 2 ans. Il s'occupe de vaches salers dont il transforme la viande à la ferme et vend en directe. Il cultive du maïs, blé et soja et possède des panneaux photovoltaïques sur les toits de sa ferme. Cet agriculteur alsacien va actionner trois leviers essentiels pour augmenter sa capacité de stockage dans les sols :🌱 Développement des couverts végétaux : A l'avenir Gauthier désire développer fortement la couverture de ses sols : jusqu'à atteindre 100% de sa surface couverte ! Il va semer par exemple des mélanges pluri-espèces en interculture longue, c'est à dire entre une culture de printemps et une culture d'hiver, afin de limiter les risques d'érosion. Il va également entretenir un couvert de trèfle de manière pérenne en semant dedans son blé tendre.🌾 Restitution des résidus de culture : Pour augmenter le stock de carbone dans ses sols, l'agriculteur compte restituer davantage les résidus de ses cultures. Ces derniers vont ainsi nourrir le sol en matière organique et restituer les éléments nutritifs captés lors de la croissance de la culture.🐄 Apport d’engrais organiques : Enfin, il va récupérer les co-produits de son élevage pour les épandre sur ses cultures. L'augmentation d'apport de fumier permettra ainsi de jouer le rôle d'engrais naturel organique et de diminuer son besoin en engrais minéral.Pour diminuer son empreinte carbone, en plus de stocker davantage de carbone dans les sols, Gauthier va diminuer ses émissions de gaz à effet de serre.🚜 Réduction du travail du sol : Après une diminution progressive du labour, Gauthier a pour objectif de ne plus du tout utiliser sa charrue à partir de 2025 ! C'est vers une technique de travail simplifié et de semi direct à terme qu'il souhaite préserver la vie biologique de ses sols.🧪 Réduction de l’apport d’engrais de synthèse : Enfin, l'ensemble des pratiques décrites précédemment (ex : couvert, arrêt labour) permettra de créer un environnement vivant et propice à la production. Il s'attend ainsi à une diminution de 30% de ses apports d'engrais de synthèse pour la culture du blé.🐝 Il met un point d'honneur à préserver la biodiversité sur sa ferme. C'est ainsi, qu'en 2025 la ferme compte 157,5 m linéaires d'arbres alignés + 55 arbres isolés, 164,3 m linéaires de haie et 2 037 m² de bosquet.
Crédit photo : ReSoil







A quelques kilomètres de Metz, Cédric s'est installé comme producteur de céréales. Père de trois garçons, l'agriculteur mosellan sait déjà que sa ferme restera dans la famille. C'est pourquoi il est d'autant plus soucieux que sa ferme soit viable et justement pensée. La fertilisation de sa ferme en est l'un des meilleurs exemples.• Apport d’engrais organiques : en effet, en juin 2021, il démarre une unité de méthanisation pour gagner en indépendance en engrais de synthèse. Il intègre ainsi des co-produits et cultures à vocation énergétique à son méthaniseur pour produire du digestat, qu'il épand sur ses cultures. Ce changement lui a permis de diminuer considérablement ses apports d'engrais minéraux : jusqu'à 100% pour le maïs !• Introduction de légumineuses : et il ne s'arrête pas là : avec l'accompagnement de ReSoil, il fertilise désormais une partie de son seigle avec de la vesce, une légumineuse fixatrice d'azote. La symbiose existante entre la vesce et la bactérie Rhizobium du sol permet à cette plante de jouer le rôle d'engrais vert. Les bactéries captent ainsi l'azote de l'air pour le rendre disponible pour la plante au niveau de petites nodosités présentes sur ses racines.
Crédit photo : ReSoil
