
Virginie et François-Xavier gèrent l’EARL Carlu-Lacuisse, une exploitation de grandes cultures située à Normée (51230 Fère-Champenoise), en Champagne crayeuse. L’exploitation, conduite en agriculture conventionnelle, cultive un large panel de cultures, avec une orientation récente vers davantage de diversification et de valorisation organique.Dans le cadre du projet bas-carbone, ils souhaitent structurer ses pratiques autour de l’apport de matière organique, la gestion des couverts, et la réduction du travail du sol, pour construire un système plus durable et équilibré.Leviers bas-carbone mis en place🌱 Couverts végétaux enrichis en légumineusesImplantation d’un mélange à base de légumineuses avant betterave et pomme de terre, avec une biomasse estimée à 3 tMS/ha.Ce qui enrichit le sol en matière organique.Introduction d’une pratique innovante : fétuque semée dans la culture de pois, récoltée l’année suivante qui permet de couvrir le sol un maximum.♻️ Réorganisation des apports organiquesPassage de compost de volaille/chèvre à un compost de porc en mélange, enfoui pour limiter la volatilisation.Modification du calendrier : compost désormais épandu avant couvert (au lieu d’après), renforçant la valorisation du carbone.🚜 Réduction du travail du solArrêt du labour sur la betterave permettant de limiter les perturbations du sol profond.🌾 Évolution de l’assolementIntroduction de la pomme de terre (10 ha) qui permet l'insertion d'une plus grande surface en couverts végétaux.🌍 L’EARL Carlu-Lacuisse s’inscrit dans une démarche de transition mesurée mais engagée, avec un accent mis sur la structuration de la matière organique, l’optimisation des apports et une diversification des cultures.
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Ce projet est porté par Brice et Pierre, Père et Fils, sur une exploitation de 210 hectares située dans la région naturelle de la Brie champenoise. La famille y développe une stratégie ambitieuse de transition climatique en combinant des pratiques innovantes sur la fertilisation et le couvert végétal. Les leviers mis en œuvre dans le cadre du projet sont :Le remplacement des couverts végétaux en mono-espèce par des mélanges diversifiés (vesce, trèfle, seigle, phacélie, roquette), implantés sur 98 hectares d’intercultures longues et courtes, contre 69 hectares précédemment ;La mise en place de colza associé, avec des légumineuses comme le trèfle blanc, le fénugrec et la lentille, pour stimuler le couvert du sol et limiter les intrants ;Le passage à des engrais organiques plus favorables au climat, via l’augmentation des apports de fraction solide de lisier de porc (708 tonnes par an), en substitution de composts plus émetteurs de gaz à effets de serre.Au-delà de ce résultat climatique remarquable, plusieurs co-bénéfices environnementaux sont observés. Le projet permet une hausse significative des surfaces couvertes en interculture, ce qui améliore la protection des sols. Il réduit l’érosion et diminue la consommation de phosphore de synthèse, contribuant à une fertilisation plus économe et durable. Enfin, il favorise l’augmentation du carbone humifié dans les sols, ce qui est un indicateur-clé de la santé et de la résilience agronomique des terres.
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Tristan et son père Laurent dirigent la SCEA des Vieux Prés, une exploitation de grandes cultures située à Pleurs (51230), dans la Marne. L’exploitation, conduite en conventionnel, cultive une large diversité de cultures sur environ 154 hectares, dont betterave, blé, colza, luzerne, orge, orge de printemps et pomme de terre.Déjà engagée dans une dynamique agroécologique avec restitution des résidus, couverts végétaux avant cultures de printemps et apports organiques réguliers, la ferme franchit une nouvelle étape vers une agriculture plus durable en s’impliquant dans un projet bas-carbone.Leviers bas-carbone mis en place :🚜 Réduction du travail du sol Passage du labour au TCS (travail du sol simplifié) sur toutes les cultures sauf la betterave, limitant la consommation de carburant et les émissions liées à la minéralisation.🌱 Diversification des couverts végétaux Maintien des couverts sur 57 ha (avant cultures de printemps) avec un mélange diversifié : moutarde, phacélie, trèfle, sarrasin🧪 Optimisation des engrais minéraux amélioration de l'efficacité de l'azote en phase de remplissage des grains, grâce à un 3e apport en azote optimisé en ammonitrate pour éviter la volatilisation.🌾 Évolution de l’assolement :Suppression de l’œillet (4 ha), au profit de cultures sans azote minéral (luzerne) ou/et à plus fort rendement (colza, blé).🌍 Enjeux et plus-value du projetTristan et Laurent s’inscrivent dans une démarche progressive et structurée de réduction des émissions agricoles.Avec un sol toujours couvert avant cultures de printemps, des apports organiques maintenus et l’irrigation maîtrisée sur la pomme de terre, la ferme dispose d'une base solide pour évoluer vers des pratiques à faible impact carbone.

La SCEA du Grand Hameau est une exploitation de grandes cultures située à Romain, dans la Marne, gérée par Olivier. L’exploitation travaille en système conventionnel, avec une orientation céréalière classique. Le contexte local est marqué par une dominance des grandes cultures et un usage historique du labour et des cultures de printemps comme l’orge.Souhaitant faire évoluer son système vers une agriculture plus durable, Olivier engage une transition progressive vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Il commence à intégrer des leviers de l’agriculture de conservation des sols, notamment en réduisant le travail du sol, en augmentant la part de biomasse restituée au sol via les couverts végétaux, et en adaptant sa fertilisation.Ces premières évolutions marquent une volonté claire d’amélioration des pratiques, en lien avec un projet bas-carbone à l’échelle de l’exploitation.Dans le cadre de sa transition agroécologique, l'agriculteur met en œuvre plusieurs leviers pour réduire les émissions de GES et augmenter le stockage de carbone dans les sols :🌾 Évolution de l’assolementRéduction de la sole d’orge de printemps au profit de cultures plus couvrantes comme la betterave et l’escourgeon, améliorant la rotation et les restitutions au sol.🌱 Fertilisation organiqueForte augmentation de l’apport de compost. L'utilisation du nouveau compost est plus favorable climatiquement que l’ancien appliqué avant les couverts.🌿 Fertilisation minéralePassage à un engrais moins sujet à la volatilisation (ammonitrate).Localisation de l’azote au semis pour les betteraves réduisant les pertes et les doses.🌾 Couverts végétaux et stockage carboneRemplacement d'un couvert avec une espèce par des mélanges multi-espèces, plus riches en biomasse.Valorisation des repousses de colza.🚜 Travail du solPassage au 100 % non-labour : amélioration de la structure du sol, stockage de carbone accru, réduction de l’érosion et des consommations d’énergie.Le projet SCEA du Grand Hameau s’inscrit dans une réponse aux enjeux climatiques et sociétaux, via une transition vers des pratiques plus durables.🐝 Il met un point d'honneur à préserver la biodiversité sur sa ferme. C'est ainsi, qu'en 2025 la ferme compte 636 ml de haies et 899 m² de bosquets.

Installé depuis 1981, Jean-François exploite l’EARL de la Pointe, une ferme de 132 ha en grandes cultures conventionnelles située à Villeneuve-Saint-Vistre-et-Villevotte (51120, Marne). À l’approche de la retraite (prévue dans 4 à 5 ans), il poursuit activement la transition agro-environnementale de son système, en maintenant des pratiques cohérentes et en engageant des évolutions significatives en matière de fertilisation, de travail du sol et de couverts végétaux.L’exploitation intègre l’endive, tout en poursuivant une logique de diversification : betterave, blé, colza, orge, luzerne, maïs grain, etc. Elle conserve le labour uniquement sur les surfaces en maïs et blé, avec un système simplifié ailleurs.Leviers bas-carbone mis en place :🌱 Développement des couverts végétauxAugmentation de la surface en couverts avant cultures de printemps avec un mélange moutarde + phacélie + vesce.Valorisation de la repousse de colza comme couvert spontané.♻️ Fertilisation organique restructuréeArrêt du compost de fientes de poule.150 t/an de vinasse désormais apportées sur betterave, colza et endive, avec enfouissement systématique.🧪 Efficience azotée amélioréeAjout d’un inhibiteur de nitrification sur le blé et colza, afin de limiter les pertes d’azote et améliorer l'efficience.🌾 Évolution de l’assolementFin des cultures de pomme de terre et topinambour.🌍 Autres éléments de contexteL’EARL de la Pointe présente un profil de ferme stable, engagée et crédible, avec une transition bas-carbone bien structurée. La labellisation reste pertinente pour valoriser la reprise d'un jeune agriculteur avec une trajectoire durable à la reprise.
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Patrick est installé à Montflanquin dans le Lot-et-Garonne, sur une exploitation en grandes cultures de 225 hectares depuis une quinzaine d’années. L’assolement est historiquement très diversifié sur son exploitation puisqu’il cultive plus de 9 espèces : blé tendre, colza, luzerne, maïs, orge, pois chiches, sorgho, tournesol, soja et triticale.Patrick souhaite faire évoluer ses pratiques en les orientant vers une agriculture de conservation des sols. Son projet bas-carbone s’inscrit totalement dans cette démarche avec les leviers typiques de l’agriculture de conservation des sols :Développement des couverts végétaux :Patrick cherche à mettre en place des couverts multi-espèces avant chaque culture de printemps, soit sur environ 100ha. Son objectif est de produire un maximum de biomasse pour lutter naturellement contre les adventices de culture et favoriser le stockage de carbone dans les sols par la création de matières organiques. Il essaiera également de mettre en place des couverts végétaux en interculture courte, par exemple entre blé et triticale.Réduction du travail du sol : Patrick essaie de simplifier son travail du sol lorsque les conditions climatiques le permettent pour réduire sa consommation de carburant et favoriser la vie du sol.Ces pratiques permettront ainsi d'assurer une couverture maximale des sols et de réduire ainsi le risque d'érosion des sols.

Agriculteur dans le Haut Rhin en Alsace, Gauthier intègre la ferme de son père en polyculture-élevage depuis 2 ans. Il s'occupe de vaches salers dont il transforme la viande à la ferme et vend en directe. Il cultive du maïs, blé et soja et possède des panneaux photovoltaïques sur les toits de sa ferme. Cet agriculteur alsacien va actionner trois leviers essentiels pour augmenter sa capacité de stockage dans les sols :🌱 Développement des couverts végétaux : A l'avenir Gauthier désire développer fortement la couverture de ses sols : jusqu'à atteindre 100% de sa surface couverte ! Il va semer par exemple des mélanges pluri-espèces en interculture longue, c'est à dire entre une culture de printemps et une culture d'hiver, afin de limiter les risques d'érosion. Il va également entretenir un couvert de trèfle de manière pérenne en semant dedans son blé tendre.🌾 Restitution des résidus de culture : Pour augmenter le stock de carbone dans ses sols, l'agriculteur compte restituer davantage les résidus de ses cultures. Ces derniers vont ainsi nourrir le sol en matière organique et restituer les éléments nutritifs captés lors de la croissance de la culture.🐄 Apport d’engrais organiques : Enfin, il va récupérer les co-produits de son élevage pour les épandre sur ses cultures. L'augmentation d'apport de fumier permettra ainsi de jouer le rôle d'engrais naturel organique et de diminuer son besoin en engrais minéral.Pour diminuer son empreinte carbone, en plus de stocker davantage de carbone dans les sols, Gauthier va diminuer ses émissions de gaz à effet de serre.🚜 Réduction du travail du sol : Après une diminution progressive du labour, Gauthier a pour objectif de ne plus du tout utiliser sa charrue à partir de 2025 ! C'est vers une technique de travail simplifié et de semi direct à terme qu'il souhaite préserver la vie biologique de ses sols.🧪 Réduction de l’apport d’engrais de synthèse : Enfin, l'ensemble des pratiques décrites précédemment (ex : couvert, arrêt labour) permettra de créer un environnement vivant et propice à la production. Il s'attend ainsi à une diminution de 30% de ses apports d'engrais de synthèse pour la culture du blé.🐝 Il met un point d'honneur à préserver la biodiversité sur sa ferme. C'est ainsi, qu'en 2025 la ferme compte 157,5 m linéaires d'arbres alignés + 55 arbres isolés, 164,3 m linéaires de haie et 2 037 m² de bosquet.
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Cédric est agriculteur dans la région de Metz et père de trois garçons. Il tient à cœur à ce producteur mosellan que sa ferme soit viable et justement pensée. D'autant plus qu'il sait que l'entreprise restera dans la famille !Ses (nombreux) leviers agricoles sont : la réduction du travail du sol, s'affranchir de la dépendance aux engrais de synthèse, la couverture maximale du sol. Et c'est jusqu'au moindre détail que Cédric pense intelligemment son système.Pour s'affranchir de produits phytosanitaires polluants, il alterne la récolte de cultures de printemps et d'hiver. Cela permet de limiter le salissement des terres agricoles par des mauvaises herbes. Dernière astuce de l'agriculteur : implanter du seigle (diversification culturale). Ses racines fortement développées concourent l'espace au sol. Sa haute taille concourt l'accès au soleil. Ainsi les plantes envahissantes comme le vulpin ou le ray-grass se développent moins. Avec cette technique, Cédric lutte donc naturellement contre les mauvaises herbes !
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A quelques kilomètres de Metz, Cédric s'est installé comme producteur de céréales. Père de trois garçons, l'agriculteur mosellan sait déjà que sa ferme restera dans la famille. C'est pourquoi il est d'autant plus soucieux que sa ferme soit viable et justement pensée. La fertilisation de sa ferme en est l'un des meilleurs exemples.• Apport d’engrais organiques : en effet, en juin 2021, il démarre une unité de méthanisation pour gagner en indépendance en engrais de synthèse. Il intègre ainsi des co-produits et cultures à vocation énergétique à son méthaniseur pour produire du digestat, qu'il épand sur ses cultures. Ce changement lui a permis de diminuer considérablement ses apports d'engrais minéraux : jusqu'à 100% pour le maïs !• Introduction de légumineuses : et il ne s'arrête pas là : avec l'accompagnement de ReSoil, il fertilise désormais une partie de son seigle avec de la vesce, une légumineuse fixatrice d'azote. La symbiose existante entre la vesce et la bactérie Rhizobium du sol permet à cette plante de jouer le rôle d'engrais vert. Les bactéries captent ainsi l'azote de l'air pour le rendre disponible pour la plante au niveau de petites nodosités présentes sur ses racines.
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David est un jeune agriculteur néorural qui s'est installé en agriculture biologique depuis 2021 grâce à la foncière solidaire Fermes en Vie (FEVE). Rejoint par sa compagne Lorraine en 2023, ils ont mis en place un projet Label Bas Carbone sur leur exploitation en s'appuyant sur différents leviers :• Convaincus des avantages de l'agriculture biologique et du non-labour, ils ont mis en place une rotation résiliente avec pour tête de rotation une luzerne permettant d'étouffer les mauvaises herbes et d'augmenter la quantité d'humus pour fertiliser le sol. Cet humus constitue la forme du carbone stockée dans le sol. • Introduction de légumineuses : à la suite de la luzerne, différentes céréales à pailles (blé, épeautre, orge ou triticale) sont cultivées pour bénéficier de la fertilité apportée par cette légumineuse fourragère. Pour les prochaines campagnes, David cherche à implanter désormais toutes ses céréales en association avec des légumineuses (féverole ou pois) pour favoriser sa production alimentaire globale. En effet, la théorie agronomique met en avant qu'une culture en association produira toujours plus qu'une culture seule, à la faveur de systèmes racinaires et d'exigences nutritionnelles différents.• Développement des couverts végétaux : en complément de ces techniques, David souhaite développer des couverts végétaux à forte biomasse pour contribuer à la fertilité de ses sols.Parallèlement à la mise en place de leur projet bas-carbone, David et Lorraine ont créé avec Valérie les Semeurs de Pain, une boulangerie dans laquelle ils vendent leur pain. Celui-ci est fabriqué exclusivement à partir d’une fermentation longue au levain naturel et est issu de leurs propres céréales bio ! La transformation sur la ferme est un élément clé de la valorisation du travail des agriculteurs. Voici leur site internet.
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