
L’exploitation de M. R est exclusivement céréalière et est située dans la petite région naturelle du Barrois. Le but de l’exploitant à travers la démarche carbone est de diminuer son impact sur l’environnement au niveau des interventions phytosanitaires mais aussi de ses émissions de gaz à effet de serre. La surface du projet est de 116 hectares. Les principaux leviers mis en œuvre par l’agriculteur pour y parvenir sont les suivants : -Le changement de forme d’azote en passant de la solution à de l’ammonitrate afin de diminuer les émissions de protoxyde d’azote lors de l’épandage des fertilisants. -La restitution de toutes les pailles des cultures de l’exploitation pour augmenter la matière organique des sols et être ainsi plus résilient lors des périodes de sécheresse. -Le semis de couverts d’intercultures sur une plus grande surface avec des espèces plus adaptées aux conditions pédoclimatiques de l’exploitation afin d’en augmenter la production de biomasse ainsi que les restitutions toujours dans le but d’augmenter la matière organique des sols ainsi que de stocker du carbone durablement dans le sol. L’objectif de l’agriculteur réside principalement sur l’augmentation de l’activité biologique dans ses sols.
Crédit photo : Raphaël Lecocq


Cette exploitation grandes cultures est installée sur 298.18 hectares à Heudicourt (27). La 1ère année de projet est 2023.Le projet permettra potentiellement de diminuer de 40 % le bilan carbone de l'exploitation agricole, soit un gain carbone de 254.77 t éqCO2/an et 1273.85 t éqCO2 sur les 5 années du projet. Les cultures de l'exploitation : Betterave sucrière, Blé hiver, Blé printemps, Colza hiver, Haricot flageolet, Lin fibre, Orge printemps, Sorgho, Tournesol


Boisement de terres agricoles sans repreneur, afin d’éviter leur déprise progressive et de valoriser le foncier par la création d’un peuplement forestier adapté, générateur de services écosystémiques et de stockage de carbone.





M. D exploite une ferme céréalière d’une surface de 181 hectares dans la plaine de la Woëvre caractérisée par des sols argileux. Le but de son projet est de rendre ses sols vivants, d’augmenter leur fertilité et de limiter le réchauffement climatique à son niveau. Les différents leviers mis en place par l’agriculteur pour y parvenir sont les suivants : -L’introduction de couvert court et long produisant une forte biomasse et permettant par la restitution au sol de celui-ci, le captage et stockage de carbone ainsi que l’apport au sol de matière organique. -La diminution de moitié de la quantité de compost épandu sur l’exploitation afin de diminuer les émissions liées à celui-ci. -La restitution au sol des pailles des cultures de l’exploitation afin d’apporter de la matière organique et ainsi nourrir et augmenter la réserve utile du sol pour être plus résilient pendant les périodes de sécheresse -Enfin, la modification de sa rotation avec l’introduction de tournesol qui est une plante plus résistante en période de sécheresse et qui permet de restituer ses résidus de culture au sol, enfin cette plante ne possède pas de forts besoins en azote, la dose qui lui est apportée est donc revu à la baisse et permet de diminuer les émissions liées à la fertilisation L’exploitant est sensible à l’impact de ses pratiques sur l’environnement et souhaite par son engagement dans la démarche carbone stimuler l’activité biologique de ses sols en leur apportant des matières organiques à dégrader.
Crédit photo : Raphaël Lecocq