



Cette exploitation grandes cultures est installée sur 169.03 hectares à PAIZAY LE CHAPT (79). La 1ère année de projet est 2023.Le projet permettra potentiellement de diminuer de 47 % le bilan carbone de l'exploitation agricole, soit un gain carbone de 232.35 t éqCO2/an et 1161.74 t éqCO2 sur les 5 années du projet. Les cultures de l'exploitation : Blé hiver, Colza Associe Legumineuse, Colza hiver, Féverole, Luzerne, Orge hiver, Pois Chiche, Tournesol



Le projet collectif AGROcarbone concerne 16 exploitations de grandes cultures ou polyculture-élevage suivies par la coopérative AGORA. Les exploitations sont situées dans l’Oise pour la majorité ou le nord du Val d’Oise. Les diagnostics carbone réalisés par la coopérative AGORA ont permis d’identifier les leviers pertinents pour améliorer le bilan carbone des exploitations. L’augmentation de la biomasse produite en interculture, courte ou longue, ainsi que l’augmentation de la matière organique restituée au sol, sous la forme d’amendement ou de restitution de paille, permettent d’augmenter le stockage de carbone dans les sols agricoles. Les exploitants ont également prévu de faire évoluer leurs assolements en intégrant des cultures moins consommatrices en intrants. Ceci permet de réduire une partie des émissions de gaz à effet de serre. Les indicateurs agro-environnementaux associés aux pratiques bas-carbone sont stables ou évoluent positivement avec la mise en œuvre des leviers. 2562 ha de grandes cultures sont concernés par le projet (2823 ha de SAU). L’objectif est d’accompagner la mise en place de pratiques bas carbone et la transition agroécologique des exploitations au cours des 5 ans du projet.
Crédit photo : Coopérative Agora



Ce projet est porté par Christophe, une exploitation de 174 hectares située dans la plaine de la Champagne humide. L’agriculteur y met en œuvre une stratégie de réduction des intrants de synthèse et de valorisation de la biomasse, dans une logique de transition agroécologique progressive. Les leviers activés dans le cadre de ce projet sont :L’intensification des apports en vinasse, un fertilisant organique riche en potassium, dont la quantité passe de 118 à 216 tonnes par an, en substitution partielle de l’azote minéral ;La baisse des apports de compost de fientes de volaille, remplacés par des formes organiques moins émettrices ou intégrées dans une stratégie de substitution ciblée avant cultures sensibles (carotte, luzerne) ;L’augmentation de la biomasse produite par les couverts végétaux, avec un passage de 2 à 2,5 tonnes de matière sèche par hectare sur 71 hectares de l’exploitation.Plusieurs co-bénéfices environnementaux accompagnent cette contribution climatique. Le projet permet une forte réduction des émissions d’ammoniac dans l’air, participant à l’amélioration de la qualité de l’air. Il contribue aussi à la stabilité de la fertilité phosphatée (consommation de phosphore inchangée) et à l’augmentation du carbone humifié dans les sols, un indicateur essentiel de la structure et de la vie biologique des sols. Enfin, une légère hausse du potentiel nourricier de l’exploitation est observée, signe d’un système plus équilibré et performant.