








Tristan et son père Laurent dirigent la SCEA des Vieux Prés, une exploitation de grandes cultures située à Pleurs (51230), dans la Marne. L’exploitation, conduite en conventionnel, cultive une large diversité de cultures sur environ 154 hectares, dont betterave, blé, colza, luzerne, orge, orge de printemps et pomme de terre.Déjà engagée dans une dynamique agroécologique avec restitution des résidus, couverts végétaux avant cultures de printemps et apports organiques réguliers, la ferme franchit une nouvelle étape vers une agriculture plus durable en s’impliquant dans un projet bas-carbone.Leviers bas-carbone mis en place :🚜 Réduction du travail du sol Passage du labour au TCS (travail du sol simplifié) sur toutes les cultures sauf la betterave, limitant la consommation de carburant et les émissions liées à la minéralisation.🌱 Diversification des couverts végétaux Maintien des couverts sur 57 ha (avant cultures de printemps) avec un mélange diversifié : moutarde, phacélie, trèfle, sarrasin🧪 Optimisation des engrais minéraux amélioration de l'efficacité de l'azote en phase de remplissage des grains, grâce à un 3e apport en azote optimisé en ammonitrate pour éviter la volatilisation.🌾 Évolution de l’assolement :Suppression de l’œillet (4 ha), au profit de cultures sans azote minéral (luzerne) ou/et à plus fort rendement (colza, blé).🌍 Enjeux et plus-value du projetTristan et Laurent s’inscrivent dans une démarche progressive et structurée de réduction des émissions agricoles.Avec un sol toujours couvert avant cultures de printemps, des apports organiques maintenus et l’irrigation maîtrisée sur la pomme de terre, la ferme dispose d'une base solide pour évoluer vers des pratiques à faible impact carbone.

Le GAEC situé à Villiers-le-Sec en Haute-Marne (52) est une exploitation en polyculture-élevage bovin laitier et allaitant. Déjà engagée dans une démarche de non-travail du sol et préservant par ailleurs près de 190 hectares de prairies permanentes, l’exploitation souhaite poursuivre sa dynamique de régénération en engageant ses 716 hectares de grandes cultures dans un projet bas carbone. Soucieux de produire de manière plus responsable, conscients des impacts de l’agriculture sur l’environnement et de la nécessité de transmettre un « capital-sol » fort aux générations futures, les exploitants souhaitent aller au-delà du non-travail du sol et réduire davantage ses émissions de gaz à effet de serre. D’un côté, ils souhaitent réduire les quantités d’engrais minéraux apportés au profit de formes organiques et du recyclage de l’azote des couverts intermédiaires, et en se tournant vers des formulations moins émettrices de GES au champ et à la fabrication, comme l’ammonitrate. D’un autre côté, malgré leur état déjà avancé en ACS, ils souhaitent poursuivre leur dynamique de stockage du carbone dans les sols en apportant implantant non plus des couverts réglementaires, mais en cultivant de réels couverts dits « agronomiques » au profit de la culture suivante et du stockage de carbone dans le sol. Ces leviers permettront, années après années, de recharger la matière organique du sol, pièce maîtresse des systèmes agricoles en matière d’adaptation au changement climatique (sécheresses répétées, etc.) et d’atténuation de ce dernier, mais aussi de préserver la biodiversité fonctionnelle. Accompagné par un technicien spécialisé des systèmes ACS, le projet du GAEC DU LEVANT va au-delà du carbone et veille à ce que son système soit, demain, source de multiples bénéfices environnementaux.
Crédit photo : SkyAgriculture