
Patrick et Lydia Busselet prévoient de planter 3,9 hectares de Noyers en février 2023. Les parcelles sélectionnées étaient auparavant peu valorisées par l'exploitation agricole. La plantation d'arbres permanents va permettre de séquestrer davantage de CO2 tout au long de l'année par rapport à une culture temporaire. Ce projet va permettre de stocker 198,63 tonnes équivalents CO2*. Le sol sera également à même de séquestrer plus de CO2 car il ne sera plus travaillé chaque année. De plus, cette nouvelle plantation nécessitera peu d'engrais et de traitements comparée aux cultures précédentes. Ce nouvel itinéraire cultural va contribuer à éviter des émissions et rendre le projet encore plus vertueux. La SCEA Busselet a été citée comme exemple à suivre au sein de la coopératice Cerno pour ses pratiques pionnières en termes de paillage et d'implantation de couvert herbacé à fort potentiel de séquestration carbone. En effet l'exploitation utilise du sainfoin comme principale espèce herbacée pour son enherbement autour des arbres, une espèce ayant une forte croissance empêchant d'autres plantes indésirables de coloniser la parcelle. Ses autres avantages sont la limitation de l'évaporation de l'eau tombée au sol, la restitution d'azote au sol, et l'intérêt mellifère pour les insectes pollinisateurs. Des ruches ont d'ailleurs été installées à proximité immédiate du verger.
Crédit photo : Carbonapp


Du carbone au cœur des sols » est un projet collectif de 150 agriculteurs qui pratiquent l’agriculture de conservation des sols : des sols non travaillés et couverts toute l’année par des cultures et des intercultures composées de multiples espèces pour assurer un nouvel équilibre écologique. Sur cette exploitation de Grandes cultures qui cultiveBlé, Maïs grain, Orge printemps, Colza, Tournesol,avec présence de haies. Nourrir et respecter le sol, c’est le faire vivre. Un sol fertile, structuré, résilient qui ne s’érode pas, stocke mieux l’eau et restaure la biodiversité
Crédit photo : APAD

L’EARL située à Bricon en Haute-Marne (52) a débuté sa réflexion sur l’Agriculture de Conservation des Sols (ACS) en 2021. Soucieuse de produire de manière plus responsable, consciente des impacts de l’agriculture sur l’environnement et de la nécessité de transmettre un « capital-sol » fort aux générations futures, l’exploitation a engagé ses 227,8 hectares de grandes cultures dans une démarche de régénération. L’objectif de cette démarche est double. D’un côté, réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à l’activité de l’exploitation en réduisant notamment les quantités d’engrais minéraux apportées au profit de formes organiques et en se tournant vers des formulations moins émettrices de GES au champ et à la fabrication, comme l’ammonitrate, dans une région où l’inertie historique de l’utilisation de la solution azotée est forte. Arrêter le travail du sol au profit du semis direct lui permettra également de réduire sa consommation de carburants fossiles. D’un autre côté, stocker du carbone dans les sols en apportant davantage d’amendements organiques et en implantant non pas des couverts réglementaires, mais en cultivant de réels couverts dits « agronomiques » au profit de la culture suivante et du stockage de carbone dans le sol. Ces leviers permettront, années après années, de recharger la matière organique du sol, pièce maîtresse des systèmes agricoles en matière d’adaptation et d’atténuation du changement climatique mais aussi de préservation de la biodiversité fonctionnelle. Accompagné par un technicien spécialisé des systèmes ACS, le projet de l’EARL va au-delà du carbone et veille à ce que son système soit, demain, source de multiples bénéfices environnementaux.
Crédit photo : Arvalis

Du carbone au cœur des sols » est un projet collectif de 150 agriculteurs qui pratiquent l’agriculture de conservation des sols : des sols non travaillés et couverts toute l’année par des cultures et des intercultures composées de multiples espèces pour assurer un nouvel équilibre écologique. Sur cette exploitation de Polyculture élevage qui cultiveBlé, Colza associé, Sarrasin, Seigle, Soja, Tournesol,. Nourrir et respecter le sol, c’est le faire vivre. Un sol fertile, structuré, résilient qui ne s’érode pas, stocke mieux l’eau et restaure la biodiversité
Crédit photo : APAD


Le projet collectif AGROcarbone concerne 16 exploitations de grandes cultures ou polyculture-élevage suivies par la coopérative AGORA. Les exploitations sont situées dans l’Oise pour la majorité ou le nord du Val d’Oise. Les diagnostics carbone réalisés par la coopérative AGORA ont permis d’identifier les leviers pertinents pour améliorer le bilan carbone des exploitations. L’augmentation de la biomasse produite en interculture, courte ou longue, ainsi que l’augmentation de la matière organique restituée au sol, sous la forme d’amendement ou de restitution de paille, permettent d’augmenter le stockage de carbone dans les sols agricoles. Les exploitants ont également prévu de faire évoluer leurs assolements en intégrant des cultures moins consommatrices en intrants. Ceci permet de réduire une partie des émissions de gaz à effet de serre. Les indicateurs agro-environnementaux associés aux pratiques bas-carbone sont stables ou évoluent positivement avec la mise en œuvre des leviers. 2562 ha de grandes cultures sont concernés par le projet (2823 ha de SAU). L’objectif est d’accompagner la mise en place de pratiques bas carbone et la transition agroécologique des exploitations au cours des 5 ans du projet.
Crédit photo : Coopérative Agora


A Leuhan, dans les Monts d'Arrée, il s'agissait d'une plantation d'épicéa de sitka de 25 ans. Sur 3ha, 0ha70 ont été entièrement balayés par la tempête Ciaran en novembre 2023. Les terrains assez humides se trouvaient sur le couloir de la tempête et cela a facilité le chablis. Les plantations vont avoir lieu en hiver 2026/2027 en diversifiant l'épicéa de sitka avec d'autres essences (thuya plicata)
Crédit photo : Ecotree