
Alexis est agriculteur dans la Marne sur des sols typiques de cette plaine céréalière appelée « Champagne crayeuse ». Il cultive historiquement une grande diversité d’espèces, une dizaine environ tous les ans. Cela comprend le blé, l’orge, le colza, la betterave sucrière, la pomme de terre, la luzerne, le maïs, le pois et la fétuque. Cette dernière est une espèce fourragère dont seules les graines sont récoltées et destinées à être ressemées pour l’implantation de prairies. Alexis chercher à poursuivre l’amélioration de ses pratiques par :Une hausse des surfaces en couverts végétaux. Les cultures de printemps permettent d’implanter confortablement les couverts d’interculture car ils permettent un long cycle de développement favorable à la production de biomasse végétale. Elle sera restituée au sol pour en améliorer sa fertilité et augmenter le stockage de carbone.Un meilleur pilotage de la fertilisation azotée de synthèse sur colza permettant de réduire les émissions liées à ces engraisUn enfouissement des engrais organiques, en particulier de la vinasse, permettant de limiter les pertes d’azote par volatilisation, c’est-à-dire sous forme d’ammoniac.L'ensemble de ces pratiques permettra non seulement d'améliorer le bilan carbone de l'exploitation par la baisse des émissions et la hausse du stockage mais aura aussi d'autres bénéfices pour l'environnement. Ce projet devrait permettre une réduction de la lixiviation des nitrates ainsi que celle de la volatilisation ammoniacale.

Fabienne et son fils Tristan exploitent l’EARL Fabienne Godot, une ferme de grandes cultures en système conventionnel, située à Gourgançon (51230), dans la Marne. Le système est diversifié et stable, avec un assolement autour de la betterave, du blé, du colza, de la luzerne, de l’orge de printemps et de la pomme de terre.Fabienne et Tristan souhaitent aujourd’hui approfondir ses pratiques à travers un projet bas-carbone cohérent, en jouant sur l’azote, les couverts et les apports organiques.Leviers bas-carbone mis en place :🌱 Couverts végétaux améliorésPassage d’un mélange classique à un mélange enrichi (tournesol, vesce, radis fourrager)Baisse progressive de la fertilisation azotée de 25 uN à partir de R26🧪 Optimisation des apports minérauxIntroduction d’un 3ᵉ apport d'azote d'ammonitrate pour réduire la volatilisation des apports et donc réduire les émissions de gaz à effet de serre.♻️ Réorganisation des apports organiquesÀ partir de R26 : arrêt du compost sur colza, remplacé par 2,5 t/ha de vinasse, pour rationaliser les sources organiques.🌾 Évolution de l’assolementSuppression de l’œillet (3 ha), réintégration des surfaces en colza d’hiver et orge de printemps qui ont des rendements plus grands et donc stocke plus de carbone dans les sols.🌍 Avec tous les résidus restitués, des couverts systématiques, une réduction progressive des apports azotés grâce à une meilleure gestion des couverts et une fertilisation organique diversifiée, l’EARL Fabienne Godot s’inscrit dans une trajectoire bas-carbone ambitieuse mais réaliste.
Crédit photo : ReSoil

Cédric est agriculteur dans la région de Metz et père de trois garçons. Il tient à cœur à ce producteur mosellan que sa ferme soit viable et justement pensée. D'autant plus qu'il sait que l'entreprise restera dans la famille !Ses (nombreux) leviers agricoles sont : la réduction du travail du sol, s'affranchir de la dépendance aux engrais de synthèse, la couverture maximale du sol. Et c'est jusqu'au moindre détail que Cédric pense intelligemment son système.Pour s'affranchir de produits phytosanitaires polluants, il alterne la récolte de cultures de printemps et d'hiver. Cela permet de limiter le salissement des terres agricoles par des mauvaises herbes. Dernière astuce de l'agriculteur : implanter du seigle (diversification culturale). Ses racines fortement développées concourent l'espace au sol. Sa haute taille concourt l'accès au soleil. Ainsi les plantes envahissantes comme le vulpin ou le ray-grass se développent moins. Avec cette technique, Cédric lutte donc naturellement contre les mauvaises herbes !
Crédit photo : ReSoil

A quelques kilomètres de Metz, Cédric s'est installé comme producteur de céréales. Père de trois garçons, l'agriculteur mosellan sait déjà que sa ferme restera dans la famille. C'est pourquoi il est d'autant plus soucieux que sa ferme soit viable et justement pensée. La fertilisation de sa ferme en est l'un des meilleurs exemples.• Apport d’engrais organiques : en effet, en juin 2021, il démarre une unité de méthanisation pour gagner en indépendance en engrais de synthèse. Il intègre ainsi des co-produits et cultures à vocation énergétique à son méthaniseur pour produire du digestat, qu'il épand sur ses cultures. Ce changement lui a permis de diminuer considérablement ses apports d'engrais minéraux : jusqu'à 100% pour le maïs !• Introduction de légumineuses : et il ne s'arrête pas là : avec l'accompagnement de ReSoil, il fertilise désormais une partie de son seigle avec de la vesce, une légumineuse fixatrice d'azote. La symbiose existante entre la vesce et la bactérie Rhizobium du sol permet à cette plante de jouer le rôle d'engrais vert. Les bactéries captent ainsi l'azote de l'air pour le rendre disponible pour la plante au niveau de petites nodosités présentes sur ses racines.
Crédit photo : ReSoil




